Portail Océan: Retrouvailles – Stéphanie Foucault

Nov 21, 2019 by Benjamin Aubé

Retrouvailles de Portail Océan: Stéphanie Foucault

Automne 2019

Stéphanie Foucault à Oslo, en Norvège, en novembre 2019

Stéphanie Foucault aura vécu plusieurs changements au cours de la dernière année.

D'une part, l'ancienne de Portail Océan s'est installée à Vancouver avec sa partenaire, Amanda. Ce trajet consistant d’une simple randonnée de quelques milliers de kilomètres par voiture avec tous leurs bagages ainsi que leur chiot, Beau.

Comme ça semble être devenu une tradition pour les anciens du programme avec de nouveaux animaux de compagnie (voir Kareina et Darla), Stéphanie gère une page Instagram pour son toutou.

Parmi les raisons pour ce grand déménagement, Stéphanie étudie actuellement les océans et la pêche, où elle est également assistante d'enseignement.

Elle s’est jointe à un autre programme d’aide aux jeunes, Climate Action Catalysts, qui conçoit des initiatives locales d’action pour le climat.

Mais malgré tous ces grands changements, le désir de Stéphanie de faire une différence dans le monde et pour nos océans a continué de briller de mille feux. En fait, il ne fait que devenir plus fort.

Une nouvelle piste

Les recherches de Stéphanie à l’Université de Colombie-Britannique se concentrent sur l’économie de la pêche et sur la meilleure façon d’informer les traités sur la pêche en haute mer des Nations Unies. Stéphanie rigole en constatant que l’étude de la politique de pêche internationale n’a jamais été un objectif auquel elle s’attendait, même il y’a à peine un an.

« Après avoir participé à l'expédition 2018 de Portail Océan à Haida Gwaii, je me suis rendue compte que la biologie n'était pas la seule chose qui puisse résoudre nos problèmes, explique Stéphanie. J'ai commencé à m'intéresser davantage aux aspects socioéconomiques de ces problèmes, y compris les cultures autochtones. »

« Il y a beaucoup de pêche non durable qui se pratique [dans les eaux internationales], alors nous examinons ce qui pourrait se passer si la pêche commerciale était complètement fermée pendant quelques années. »

Stéphanie a également eu l'occasion de renouer avec ses racines à Portail Océan au début de novembre, lorsque l'Aquarium de Vancouver était le lieu d’une soirée de reconnaissance pour les partenaires de Service jeunesse Canada et leurs jeunes leaders.

Elle a pu retrouver d’autres anciens comme Alex Ritz et Jay Matsushiba, ainsi que des participants actuels au programme Spencer Chaisson, Frankie Marquez et Nima Mostaghimi.

« Un meilleur sens des responsabilités »

Un autre moment fort est venu cet automne lorsque Stephanie a été choisie pour se rendre à Oslo, en Norvège, afin de participer au sommet Our Ocean Youth Leadership, qui faisait partie du sommet Our Ocean 2019.

Des jeunes de 45 autres pays, passionnés à leur manière par l'océan, y étaient aussi. Stéphanie explique que lors de la première journée, les jeunes ont participé à des ateliers sur le design, la pensée entrepreneuriale et la résolution de problèmes.

Les participants ont ensuite été répartis en petits groupes, chacun ayant un sujet de discussion particulier. Chaque équipe a mis au point un prototype de projet à lancer le deuxième jour devant un comité de juges, style Dans l’oeil du dragon.

Le groupe de Stéphanie a mis au point le concept d’une application qui rendrait simple la vérification de la qualité et de la véracité de produits de la mer portant une marque écologique.

« Au lieu de rester assis à discuter de problèmes, on était une centaine de jeunes venus du monde entier pour résoudre réellement les problèmes, explique Stéphanie.

« Nous avons eu beaucoup d’idées géniales. Et même s’il s’agissait plus d’un atelier sur la conception de projets, il existe un potentiel pour concrétiser ces projets et du financement potentiel pour les mettre en œuvre. »

En plus de ces ateliers, les jeunes ont participé au grand sommet, qui a rassemblé d’autres personnalités influentes, notamment John Kerry, ancien secrétaire d’État américain et fondateur de Our Ocean; Erna Solberg, Première ministre de la Norvège; et Karmenu Vella, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche.

Stéphanie a été particulièrement touchée par les propos de Debbie Remengesau, première dame des Palaos et Envoyée spéciale pour les océans des Nations Unies, qui a parlé de l’engagement pris par ce pays de renforcer la protection de l’environnement malgré les eaux qui continuent de monter autour de lui.

Stéphanie affirme que c’est le genre d’opportunités qu’elle espère voir participer ses compatriotes de Portail Océan et d’autres jeunes au Canada.

« Honnêtement, ça m'a vraiment rappelé de Portail Océan, tout le temps que j'ai passé là-bas. L'année dernière, nous étions à Vancouver pour faire un travail similaire, travailler ensemble et co-créer des projets, se souvient Stephanie. Quand je suis partie de là, je me sentais vraiment autonome. J’ai rencontré beaucoup de personnes très influentes qui font actuellement du travail vraiment appliqué et qui changent l’avenir de nos océans, ce qui était tellement motivant. Je suis partie de là avec un meilleur sens des responsabilités.

« Oui, c’est vrai que j'essaie de façonner les politiques marines par le biais de mes recherches, mais je me rends compte qu'il serait peut-être intéressant de devenir entrepreneure, ou de concevoir un projet à long-terme et capable de résoudre les problèmes qui menacent actuellement nos océans. »


Post comment

You must write a comment to post it!
Other Blogs
View all blogs
Share this post